Alexandre Agnese, la régularité comme signature

Les huitièmes de finale de la Coupe des Arbitres de la Vienne ont livré leur verdict, et ils consacrent la montée en puissance d’un homme : Alexandre Agnese. Régulier depuis le début de la compétition, l’arbitre récolte enfin les fruits de ses performances constantes.

Depuis les premières épreuves, Alexandre Agnese n’a cessé de se rapprocher des sommets. Classé 27e sur 133 au premier tour, puis 5e sur 91, 10e sur 58 et enfin 2e sur 16 au quatrième tour, il s’inscrit dans une dynamique ascendante.

Une progression qui décolle dans la Vienne

Originaire de la Nièvre, à proximité de Nevers, Alexandre Agnese a tracé son chemin au fil de ses aspirations professionnelles, de Lorient jusque dans le Var, près de Toulon, avant de poser ses valises dans la Vienne à l’été 2021. C’est à ce moment-là qu’il rejoint le District de la Vienne ainsi que le SO Châtellerault.

Supporter fidèle de l’AJ Auxerre — un choix de cœur qui, comme son parcours en arbitrage, demande parfois autant de patience que de foi — il débute l’arbitrage en 2016 à l’âge de 22 ans. Les débuts sont modestes : District 4, puis District 5 entre 2018 et 2021. Une progression lente, parfois frustrante, mais qui forge le caractère.

Son arrivée dans la Vienne marque un tournant. Les opportunités s’enchaînent, les performances suivent, et Alexandre gravit les échelons un à un jusqu’à atteindre les terrains de Départemental 2 lors de la saison 2023/2024. Sa progression ne s’arrête pas là : il bénéficie d’une promotion accélérée qui le propulse directement en Régional 3 à l’aube de la saison 2024/2025.

Aujourd’hui, le sociétaire du SO Châtellerault, également membre du comité directeur du club, évolue depuis deux saisons sur les terrains de Régional 3, confirmant son installation à un niveau compétitif exigeant.

Une épreuve décisive sur la rédaction

Après quatre tours de quizz, les huitièmes de finale faisaient la part belle à la rédaction. Les candidats devaient réagir à une situation vidéo mettant en lumière une faute technique de l’équipe arbitrale. Le scénario imposait d’imaginer l’intervention du capitaine de Chauray venant déposer une réserve technique auprès de l’arbitre central. Un exercice exigeant, d’autant qu’il était inconnu pour l’ensemble des participants.

Paul Hergault, organisateur de la compétition, a apporté son éclairage sur les résultats :

« Il était demandé de faire un rapport sur une réserve technique et non une analyse de la vidéo. Deux candidats étaient hors sujet. Si la description de la situation et la bonne procédure sur le terrain sont bonnes, ce n’est pas le cas de l’après-match. La différence s’est jouée là-dessus. Une réserve technique, c’est pendant le match, après le match et à la maison. Est-ce que vous avez fait signer à la clôture de la FMI ? Est-ce que le capitaine a renoncé à la réserve ? Est-ce qu’il a ajouté quelque chose ? Quel était son comportement à la fin ? »

Direction les demi-finales

La compétition entre désormais dans une phase encore plus concrète avec les observations sur le terrain prévues courant avril. Une étape déterminante pour départager les derniers candidats en lice : Alexandre Agnese, Hugo Couturas, Aymeric Duval et Thor Truton.

Le tirage au sort des demi-finales, ainsi que la désignation des observateurs, sont désormais attendus avec impatience. Une chose est sûre : le suspense reste entier dans cette Coupe des Arbitres de la Vienne.

Neuville et le Stade Poitevin triomphent sur le Festival Foot U13 Pitch

Malgré des conditions météorologiques capricieuses, entre humidité persistante et rares éclaircies, la journée départementale U13 a tenu toutes ses promesses. À l’issue de cette manifestation, le C.A. Neuville chez les garçons et le Stade Poitevin FC chez les filles ont validé leur qualification pour la phase régionale, programmée les 25 et 26 avril prochains à Mérignac.

Une fête du football éducatif

Au-delà de la compétition, l’événement s’est distingué par son approche globale du football. Quiz autour du Programme Éducatif Fédéral (PEF) et des règles de vie, défis techniques, puis rencontres sportives ont rythmé la journée. Le tout dans une аtmosphère conviviale, marquée par le fair-play, le respect et l’esprit de partage.

L’organisation, unanimement saluée, reposait sur une collaboration efficace entre l’A.S Ingrandes et le G.J Antoigné-Ingrandes. À leurs côtés, de nombreux acteurs ont contribué à la réussite de la journée : éducateurs en formation BEF/BMF, membres des différentes commissions (Jeunes, Féminines, Technique, Arbitrage, Respect et Prévention), ainsi que les salariés du District de la Vienne. La municipalité d’Ingrandes, pour sa part, a mis à disposition des installations de qualité.

La présence du nouveau maire, Bruno Laville, a également été remarquée. Par son engagement et son soutien, il a renforcé les liens entre les collectivités locales et le tissu associatif sportif.

Un classement basé sur la polyvalence

La compétition reposait sur un système de classement valorisant à la fois les performances sportives et les compétences éducatives :

  • 50 % des points attribués aux résultats des rencontres,
  • 25 % aux défis techniques (conduite de balle et jonglerie),
  • 25 % aux épreuves du PEF (règles de vie et du jeu).

Le PEF, premier terrain d’expression

Dès le début de la journée, certaines équipes se sont illustrées par leur maîtrise des quiz. Poitiers 3 Cités, le GJ Montasèvres et le GJ Dissay-Beaumont, chez les garçons, ainsi que Poitiers 3 Cités chez les filles, ont démontré leur sérieux et leur préparation en se montrant particulièrement performants sur ces épreuves éducatives.

Neuville et le Stade Poitevin maître des défis techniques

Le milieu de matinée a laissé place aux défis techniques. Sur l’épreuve de conduite de balle, Neuville s’est imposé chez les garçons comme chez les filles. En jonglerie, seule l’équipe féminine du Stade Poitevin a su contrecarrer la domination neuvilloise.

Des titres et une qualification historique

Au terme de la journée, le Stade Poitevin conserve son titre départemental chez les filles.

Chez les garçons, Neuville Haut-Poitou s’impose et décroche une qualification historique pour la phase régionale. Encadrée par Mickaël Gohaud et Louison Pelletier, cette génération U13 réalise une saison remarquable : champions de D1 lors de la première phase, promus au niveau régional et actuellement en tête de leur poule en Critérium Régional.

Des arbitres également à l’honneur

La réussite de cette journée repose aussi sur l’engagement du corps arbitral. Onze jeunes arbitres, encadrés par Tanguy Floze, ont officié avec sérieux et compétence tout au long des rencontres.

Parmi eux, Papiss Diaby (La Ligugéenne) et Mathis Goncalves (U.S Migné-Auxances) représenteront le district chez les garçons lors de la finale régionale. Chez les filles, Ema Jamoneau (U.S Lusignan) et Clara Herbreteau (J.S Nieuil-l’Espoir) auront également cet honneur.

Remerciements également aux 15 accompagnateurs présents pour encadrer les jeunes joueurs et joueuses à la touche.


Au final, cette journée à Ingrandes-sur-Vienne illustre parfaitement les valeurs du football amateur : formation, engagement et plaisir du jeu. Prochaine étape désormais : Mérignac, où les meilleures équipes tenteront de confirmer leur potentiel à l’échelon régional.

Photos disponibles sur notre album Facebook.

Classements

Dagit N’Kamba Nzinga, le retour du champion

Le 4ᵉ tour de la Coupe des Arbitres de la Vienne (CAV) a livré son verdict au terme d’une épreuve de quizz particulièrement disputée. Et au sommet, un nom bien connu refait surface : Dagit N’Kamba Nzinga.

Avec une note de 13/20, Dagit N’Kamba Nzinga s’impose dans ce 4ᵉ tour. Une performance solide, mais surtout décisive grâce à sa rapidité d’exécution, critère déterminant puisqu’ils étaient cinq arbitres à atteindre ce même total. Il devance ainsi Alexandre Agnese, Aymeric Duval, Axel Giraud et Tarik Kassi, tous crédités également de cette même note.

Ce succès n’a rien d’anodin. Déjà vainqueur de la toute première édition de la CAV il y a deux ans, Dagit N’Kamba Nzinga démontre une nouvelle fois sa régularité et son sang-froid dans les moments clés.

Une trajectoire en pleine accélération

Derrière cette performance se dessine un parcours construit avec patience. Amené à l’arbitrage le 27 janvier 2018 par le club de l’ES Buxerolles, le très souriant Dagit Nkamba Nzinga prend ensuite la direction du District de Loire-Atlantique en 2020, avant de revenir dans la Vienne en 2022, sous les couleurs de l’US Chauvigny.

Depuis, sa progression est linéaire… mais rapide. Officiant principalement en D2 et D1, il bénéficie d’une promotion accélérée vers la Régional 3 pour la saison 2024/2025. Après un maintien maîtrisé dans sa poule, l’arbitre ne cache désormais plus ses ambitions.

Une ascension qui n’est pas sans rappeler sa seconde passion : la course à pied. Comme un marathonien, Dagit N’Kamba Nzinga enchaîne les désignations comme les kilomètres. Et à mesure que la ligne d’arrivée se rapproche, il semble encore capable d’augmenter l’allure.

Les qualifiés et les derniers billets

Pour espérer poursuivre l’aventure, il fallait atteindre la moyenne. Mission accomplie pour Anfane Baco (12/20), Thor Truton (12/20) et Hugo Couturas (10/20), qui décrochent les trois derniers billets pour les quarts de finale.

En revanche, l’aventure s’arrête ici pour Matthieu Grenier, Tristan Sornet et Emilien Chaussé. Tous trois, arbitres classés D4, peuvent néanmoins être fiers de leur parcours et de leur engagement dans la compétition.

Prochaine étape : place à l’écrit

Les regards sont désormais tournés vers la prochaine échéance : l’épreuve du rapport disciplinaire. Celle-ci se déroulera du jeudi 26 mars à 17h jusqu’au vendredi 27 mars à 8h.

Un exercice d’un tout autre registre, où rigueur rédactionnelle et précision réglementaire seront essentielles. Une nouvelle étape dans ce parcours exigeant, qui rapproche un peu plus les arbitres encore en lice du sacre final.

Coupe Louis David : des 16es de finale riches en surprises et en derbys

Le week-end dernier, les 16es de finale de la Coupe Louis David ont tenu toutes leurs promesses, entre derbys animés, surprises marquantes et confirmation de certaines hiérarchies. Tour d’horizon d’un tour qui n’a pas manqué de relief.

Le tirage au sort avait offert plusieurs affiches locales particulièrement attendues. Parmi elles, la confrontation entre la seconde réserve de Chauvigny et Valdivienne, ainsi que le duel entre Oyré-Dangé et Antran. Deux rencontres au scénario étonnamment similaire, conclues sur un score sans appel de 5-0, malgré la division d’écart.

© FB ES Oyré-Dangé

La logique respectée pour d’autres voisins

À l’inverse, d’autres derbys ont confirmé la supériorité des équipes de l’élite départementale. Montamisé n’a ainsi laissé aucune chance à Jaunay-Marigny (4-1), tandis que Ligugé 2 s’est imposé sur la pelouse de Vivonne (1-3).

Deux succès maîtrisés qui permettent à ces formations de D1 de tenir leur rang et de poursuivre leur route dans la compétition.

La Pallu prend sa revanche

Parmi les résultats marquants, la victoire de La Pallu (D2) face à la seconde réserve du Stade Poitevin (3-1) mérite d’être soulignée. Une revanche pour le club du Haut-Poitou, battu à ce même stade de la compétition la saison dernière par cette même équipe (3-2).

Nouaillé tombe aux tirs au but

Autre surprise, du côté de Nouaillé, où la réserve locale a été éliminée à domicile par Brion-Saint-Secondin (D2). Après un match accroché (1-1), les visiteurs ont fait la différence lors de la séance de tirs au but (4-5).

Coussay, le Petit Poucet qui fait rêver

Enfin, l’exploit du week-end est à mettre au crédit de Coussay. Pensionnaire de D3, le club s’est offert le luxe d’éliminer Availles-en-Châtellerault, solide deuxième de D2 et invaincu depuis le 4 octobre toutes compétitions confondues.

© FB US Coussay

Une performance retentissante qui propulse Coussay dans la peau du Petit Poucet des huitièmes de finale. Le coach Yoan Royer n’a pas caché sa fierté à l’issue de la rencontre :

Ce week-end, on a réalisé un véritable exploit. Au moment du tirage, on savait que la tâche serait compliquée : à ce stade, il n’y a que de grosses équipes et, en tant qu’une des plus petites divisions encore en lice, chaque match est du bonus. Availles fait partie des références du département au vu de leur parcours, mais à domicile, on savait qu’on pouvait les faire douter. Il fallait être irréprochables : rigueur tactique, engagement dans les duels et justesse, car à ce niveau, la moindre occasion se paie cash. Je tiens à féliciter les joueurs pour cette performance. Après avoir déjà sorti Poitiers CEP, on élimine à nouveau une équipe supérieure. Ça confirme notre potentiel et donne de belles perspectives. En championnat, le début de saison a été compliqué avec beaucoup de changements, mais le groupe progresse depuis plusieurs mois. L’objectif reste le maintien à valider rapidement, avant de viser plus haut, étape par étape. La coupe reste un bonus… mais un bonus très excitant. On est dans la peau du petit Poucet : rien à perdre, tout à gagner.

Prochain rendez-vous début avril

Les huitièmes de finale se disputeront les 4 et 5 avril prochains. Le tirage au sort, très attendu, sera dévoilé dans l’après-midi et déterminera les prochaines affiches d’une compétition plus ouverte que jamais.

Intempéries : Bruno Belin interpelle le gouvernement sur les terrains synthétiques

Depuis plusieurs années, les aléas climatiques pèsent de plus en plus lourdement sur l’organisation des compétitions de football amateur. Entre épisodes pluvieux intenses, terrains détrempés et reports en cascade, nos peinent à maintenir une activité régulière.

Dans ce contexte, le District de Football de la Vienne a, pour rappel, tiré la sonnette d’alarme. Par le biais de courriers adressés aux acteurs institutionnels, son président, Stéphane Basq, appelle à la mise en place d’un plan national ambitieux visant la création de 1 000 terrains synthétiques à l’échelle du pays.

L’initiative a trouvé un relais au niveau parlementaire. Le sénateur de la Vienne, Bruno Belin, s’est saisi du dossier en adressant une « question écrite » au gouvernement, directement à l’attention de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.

Cette démarche vise à alerter l’exécutif sur l’urgence de la situation et à obtenir des engagements concrets en matière de financement et de stratégie nationale pour les équipements sportifs.

Une réponse attendue sous deux mois

Conformément à la procédure, le ministère dispose d’un délai de deux mois pour apporter une réponse officielle. Celle-ci est désormais attendue avec attention.

Dans un contexte où le sport amateur joue un rôle essentiel dans la cohésion sociale et la vitalité des territoires, la question des infrastructures apparaît plus que jamais comme un enjeu structurant pour l’avenir du football local.

Le PEF s’invite de nouveau à Pâques

Dans le cadre de la promotion des valeurs éducatives du football, le District de la Vienne de Football propose de nouvelles interventions lors des stages organisés par les clubs pendant les vacances de Pâques. L’objectif est de sensibiliser les jeunes licenciés au Programme Éducatif Fédéral (PEF) mis en place par la Fédération Française de Football.

À travers des ateliers ludiques et pédagogiques, ces actions permettent aux jeunes joueurs d’aborder différentes thématiques tout en développant leur esprit sportif et leur sens du collectif.

Pour les catégories U15 et U17, les interventions porteront sur le thème « Règles du jeu et arbitrage ». Les catégories U11 et U13 travailleront quant à elles sur les autres thématiques du PEF : culture foot, engagement citoyen, environnement, fair-play et santé.

Les clubs souhaitant enrichir leurs stages vacances avec ce contenu éducatif peuvent contacter le District afin de programmer une intervention.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 27 mars pour les stages des vacances de Pâques.

Contacts :
apprentis@foot86.fff.fr
district@foot86.fff.fr

La Vienne mobilisée pour la Journée internationale des droits des femmes

Le dimanche 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le District de la Vienne de football avait invité les clubs du territoire à se mobiliser et à mettre en avant la place des femmes dans le football amateur. L’initiative a trouvé un bel écho : 19 clubs ont répondu à l’appel, en partageant leurs actions et leurs initiatives menées tout au long du week-end.

Dans de nombreux stades du département, la journée a été marquée par des gestes symboliques mais forts. Plusieurs clubs ont choisi de confier le coup d’envoi fictif de rencontres masculines à des femmes engagées dans la vie associative : dirigeantes, bénévoles ou encore éducatrices. Une manière de rappeler que le fonctionnement quotidien des clubs repose aussi sur leur implication.

D’autres initiatives ont également permis de valoriser la présence féminine au cœur de l’accompagnement des équipes, notamment lors des plateaux de jeunes organisés le samedi matin. Dans plusieurs clubs, les mamans ont été mises à l’honneur, soulignant leur rôle essentiel aux côtés des éducateurs et des enfants dans l’organisation et l’accompagnement des jeunes licenciés.

Au-delà du terrain, certaines actions ont illustré la diversité des engagements féminins dans nos clubs de football. Des photos de dirigeantes et bénévoles à la buvette ont par exemple été partagées sur les réseaux sociaux, rappelant que la vie d’un club repose sur de multiples formes de bénévolat.

Plusieurs clubs ont également mis en avant leurs équipes féminines lors de rencontres masculines, leur offrant visibilité et reconnaissance auprès du public présent au stade.

19 clubs engagés dans l’opération

Au total, 19 clubs de la Vienne ont participé à cette mobilisation :

  • Mirebeau
  • Quinçay
  • Nieuil-l’Espoir
  • Loudun
  • Poitiers ASAC
  • Sèvres-Anxaumont
  • Antran
  • Coussay-les-Bois
  • Naintré
  • Nouaillé
  • FC 3 Vallées 86
  • Saulgé
  • GJ Avenir 86
  • GJ Antoigné-Ingrandes
  • GJ Cap Haut Poitou
  • Fleuré
  • UCSE
  • Neuville
  • CSP Football Club

À travers cette mobilisation collective, les clubs ont rappelé que la place des femmes dans le football ne cesse de progresser, qu’elles soient joueuses, éducatrices, dirigeantes ou bénévoles.

Cette journée du 8 mars aura ainsi été l’occasion de mettre en lumière ces engagements souvent discrets mais essentiels, et de poursuivre la dynamique en faveur d’un football toujours plus ouvert et inclusif.

Le football au féminin : un engagement essentiel à valoriser

Le dimanche 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les clubs sont invités à mettre en lumière celles qui œuvrent, souvent dans l’ombre, au dynamisme et au bon fonctionnement de leurs structures. Dirigeantes, accompagnatrices, mamans investies, éducatrices : toutes jouent un rôle essentiel dans la vie des associations sportives.

Cette journée symbolique représente une opportunité forte pour souligner l’implication des femmes au sein des clubs. Plusieurs initiatives concrètes peuvent être mises en place lors des rencontres du week-end.

  • confier le coup d’envoi fictif des matchs masculins à une dirigeante ou à une bénévole engagée et/ou accompagnement des équipes sur le terrain par des femmes avant le début des rencontres
  • mise en lumière de la présence féminine — en particulier celle des mamans — aux côtés des éducateurs et des enfants (chez les jeunes, notamment lors des plateaux U6-U9 et U10-U11)

Au-delà de ces exemples, toute mission ou responsabilité confiée à une femme durant les rencontres contribuera à souligner leur rôle central dans la vie associative. Qu’il s’agisse de la gestion administrative, de l’organisation logistique, de l’encadrement sportif ou de l’accompagnement des équipes, leur engagement quotidien mérite d’être reconnu publiquement.

Cette mobilisation collective vise à inscrire durablement la reconnaissance de l’engagement féminin dans la culture des clubs, et à encourager davantage de femmes à prendre des responsabilités au sein des instances sportives.

Les clubs sont invités à partager les initiatives mises en place à l’occasion de cette journée. Photos et retours d’expérience pourront être transmis au District (district@foot86.fff.fr), afin de relayer ces actions et de valoriser les engagements locaux à l’échelle du territoire.

En célébrant celles qui font vivre les clubs tout au long de l’année, le football départemental affirme son attachement aux valeurs d’égalité, de respect et de reconnaissance.

CAV : Emilien Chaussé, le coup parfait

À l’image de la Coupe de France de football, souvent présentée comme la compétition de « tous les possibles », la Coupe des Arbitres de la Vienne (CAV) a rappelé, une nouvelle fois, que rien n’est jamais écrit à l’avance. Et cette édition 2026 en offre déjà une illustration éclatante.

Parmi les 58 arbitres engagés dans ce troisième tour du quiz, un seul a réalisé le sans-faute. Un 20/20 net et sans bavure. Son nom ? Emilien Chaussé, arbitre de Départemental 4 à l’ES Oyré-Dangé. Une performance rare qui fait figure de véritable exploit, tant la difficulté s’élève au fil des tours.

Un parcours de baroudeur

Emilien Chaussé a débuté l’arbitrage en janvier 2019. Après trois saisons pleines au sein des compétitions jeunes, à l’échelle régionale et départementale, son parcours prend des allures de tour de France. Direction d’abord l’Indre-et-Loire, puis la Bretagne, avant une nouvelle étape dans les Hautes-Pyrénées.

Un véritable baroudeur du sifflet, qui a finalement retrouvé la Vienne l’été dernier, revenant dans son club formateur au nord-est de Châtellerault. Pour s’imposer, il fallait faire preuve de précision, de sang-froid et d’analyse. Autant de qualités qu’il a su mobiliser pour devancer trois arbitres de Départemental 1 : Rachid Laghzaoui (FC 3 Vallées 86), Sébastien Beaufils (US Vivonne) et Anfane Baco (ES Buxerolles).

Pour Emilien Chaussé, l’enjeu sera désormais de confirmer. Et peut-être que son autre passion n’y est pas étrangère. Joueur de tarot, il connaît la valeur d’une main bien construite, l’importance de lire le jeu adverse et l’art de placer l’atout décisif au moment opportun. Lors de ce troisième tour, il n’a laissé aucune carte au hasard : un sans-faute maîtrisé comme une partie parfaitement menée, où chaque décision compte et où la moindre erreur peut coûter la donne.

Une qualification au cordeau

La vidéo était encore à l’ordre du jour lors de ce troisième tour. Plusieurs situations complexes, parfois sujettes à interprétation, ont été proposées aux candidats, avec une difficulté volontairement accrue.

La lutte pour la qualification s’est révélée particulièrement serrée. Pour les dernières places qualificatives, huit arbitres ont obtenu la note de 13/20… pour seulement sept billets disponibles pour le quatrième tour. Quelques dixièmes de seconde auront ainsi suffi à faire basculer le destin de certains d’entre eux.

À noter que deux autres arbitres de D4 poursuivent l’aventure : le Ligugéen Matthieu Grenier et Tristan Sornet, licencié à Leignes-sur-Fontaine.

À noter également la présence toujours en lice de deux jeunes arbitres, Hugo Couturas (US Chauvigny) et Nolan Barreault (US Vouillé-Latillé), ainsi que de deux arbitres assistants : Aymeric Duval (CS Dissay) et Jean-Pierre Lecomte (ES Nouaillé), vainqueur du tour précédent.

Le prochain rendez-vous est fixé au mardi 10 mars, avec un quatrième tour qui ne laissera plus que huit arbitres en course vers l’épreuve d’après : la rédaction d’un rapport disciplinaire. L’investigateur de la compétition, Paul Hergault, réserve sans nul doute encore quelques pièges aux 16 candidats restants.

Adapter nos équipements, une nécessité

Face au changement climatique, le District de Football de la Vienne, par le biais de courriers envoyés par Stéphane Basq aux différents acteurs institutionnels, appelle à un plan national pour 1 000 terrains synthétiques.

L’inadéquation des terrains naturels menace la continuité des compétitions. Le District lance un appel aux pouvoirs publics pour un investissement majeur et coordonné.

Le District de la Vienne de Football tire la sonnette d’alarme. Confrontée à une succession d’intempéries et à des épisodes climatiques plus intenses, la pratique du football amateur dans le département est mise à rude épreuve. En janvier et février 2026, la multiplication des arrêtés municipaux a rendu de nombreux terrains naturels impraticables, entraînant des centaines de reports de rencontres.

La situation n’a plus rien d’exceptionnel. Elle s’inscrit dans une tendance durable liée au changement climatique, qui perturbe profondément l’organisation des compétitions et fragilise l’ensemble de l’écosystème amateur.

Des infrastructures insuffisantes

Avec seulement huit terrains synthétiques recensés sur l’ensemble du département, de vastes zones de la Vienne se retrouvent sans solution alternative lorsque les pelouses naturelles sont fermées. Une situation qui accentue les déséquilibres territoriaux et complique la gestion des calendriers sportifs.

« Le changement climatique bouleverse notre manière d’organiser le football amateur. Ce n’est pas un épisode passager, c’est une réalité durable. Nous avons le devoir d’adapter nos infrastructures », affirme le président du District.

Au-delà des reports en cascade, les conséquences sont multiples : surcharge des plannings, mobilisation accrue des bénévoles pour réorganiser les rencontres, et incertitude pour les clubs comme pour les familles.

Une question d’équité territoriale

« L’accès à un terrain synthétique ne doit pas dépendre du code postal d’un club. Les jeunes de tous les territoires ont droit aux mêmes conditions de pratique », insiste le président.

Dans certains secteurs ruraux, l’absence totale de surface synthétique laisse les clubs sans alternative viable pendant plusieurs semaines, alimentant un risque de décrochage chez les jeunes licenciés et fragilisant la dynamique associative.

Un plan national sur le modèle des “1 000 piscines”

Face à cette urgence structurelle, le District propose la création d’un plan national baptisé « 1 000 terrains synthétiques », inspiré du programme historique des Piscines Tournesol, qui avait marqué les années 1970 en démocratisant l’apprentissage de la natation.

« Comme les piscines Tournesol ont marqué une génération, les terrains synthétiques doivent devenir l’infrastructure sportive du XXIe siècle », plaide le président.

Le projet reposerait sur un cofinancement associant l’État, les Régions, les Départements, les Intercommunalités ainsi que la Fédération Française de Football, dans le cadre d’une programmation pluriannuelle. Le District souligne également la nécessité d’intégrer des exigences fortes en matière de sobriété énergétique et de gestion environnementale, afin de concilier adaptation climatique et responsabilité écologique.

Les points clés

Les faits
  • +45 % d’arrêtés municipaux en janvier–février 2026.
  • 8 terrains synthétiques seulement dans la Vienne.
  • Des territoires entiers sans alternative aux terrains naturels.
Les conséquences
  • Désorganisation des calendriers.
  • Pression accrue sur les bénévoles.
  • Risque de décrochage des jeunes licenciés.
  • Fragilisation de l’équité sportive.
La solution proposée
  • Lancer un plan national « 1 000 terrains synthétiques ».
  • Mettre en place un cofinancement multi-niveaux.
  • Déployer une programmation pluriannuelle.
  • Garantir une approche environnementale exemplaire.

Le District se déclare prêt à engager sans délai un travail partenarial avec les autorités locales et nationales afin de transformer cette alerte en feuille de route opérationnelle.

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