Adapter nos équipements, une nécessité
Publié le 27/02/2026
Face au changement climatique, le District de Football de la Vienne, par le biais de courriers envoyés par Stéphane Basq aux différents acteurs institutionnels, appelle à un plan national pour 1 000 terrains synthétiques.
L’inadéquation des terrains naturels menace la continuité des compétitions. Le District lance un appel aux pouvoirs publics pour un investissement majeur et coordonné.
Le District de la Vienne de Football tire la sonnette d’alarme. Confrontée à une succession d’intempéries et à des épisodes climatiques plus intenses, la pratique du football amateur dans le département est mise à rude épreuve. En janvier et février 2026, la multiplication des arrêtés municipaux a rendu de nombreux terrains naturels impraticables, entraînant des centaines de reports de rencontres.
La situation n’a plus rien d’exceptionnel. Elle s’inscrit dans une tendance durable liée au changement climatique, qui perturbe profondément l’organisation des compétitions et fragilise l’ensemble de l’écosystème amateur.
Des infrastructures insuffisantes
Avec seulement huit terrains synthétiques recensés sur l’ensemble du département, de vastes zones de la Vienne se retrouvent sans solution alternative lorsque les pelouses naturelles sont fermées. Une situation qui accentue les déséquilibres territoriaux et complique la gestion des calendriers sportifs.
« Le changement climatique bouleverse notre manière d’organiser le football amateur. Ce n’est pas un épisode passager, c’est une réalité durable. Nous avons le devoir d’adapter nos infrastructures », affirme le président du District.
Au-delà des reports en cascade, les conséquences sont multiples : surcharge des plannings, mobilisation accrue des bénévoles pour réorganiser les rencontres, et incertitude pour les clubs comme pour les familles.
Une question d’équité territoriale
« L’accès à un terrain synthétique ne doit pas dépendre du code postal d’un club. Les jeunes de tous les territoires ont droit aux mêmes conditions de pratique », insiste le président.
Dans certains secteurs ruraux, l’absence totale de surface synthétique laisse les clubs sans alternative viable pendant plusieurs semaines, alimentant un risque de décrochage chez les jeunes licenciés et fragilisant la dynamique associative.
Un plan national sur le modèle des “1 000 piscines”
Face à cette urgence structurelle, le District propose la création d’un plan national baptisé « 1 000 terrains synthétiques », inspiré du programme historique des Piscines Tournesol, qui avait marqué les années 1970 en démocratisant l’apprentissage de la natation.
« Comme les piscines Tournesol ont marqué une génération, les terrains synthétiques doivent devenir l’infrastructure sportive du XXIe siècle », plaide le président.
Le projet reposerait sur un cofinancement associant l’État, les Régions, les Départements, les Intercommunalités ainsi que la Fédération Française de Football, dans le cadre d’une programmation pluriannuelle. Le District souligne également la nécessité d’intégrer des exigences fortes en matière de sobriété énergétique et de gestion environnementale, afin de concilier adaptation climatique et responsabilité écologique.
Les points clés
Les faits
- +45 % d’arrêtés municipaux en janvier–février 2026.
- 8 terrains synthétiques seulement dans la Vienne.
- Des territoires entiers sans alternative aux terrains naturels.
Les conséquences
- Désorganisation des calendriers.
- Pression accrue sur les bénévoles.
- Risque de décrochage des jeunes licenciés.
- Fragilisation de l’équité sportive.
La solution proposée
- Lancer un plan national « 1 000 terrains synthétiques ».
- Mettre en place un cofinancement multi-niveaux.
- Déployer une programmation pluriannuelle.
- Garantir une approche environnementale exemplaire.
Le District se déclare prêt à engager sans délai un travail partenarial avec les autorités locales et nationales afin de transformer cette alerte en feuille de route opérationnelle.
