Challenge Marcel Renaudie : un duel de champions

Publié le 12/06/2026

Samedi 13 juin à 13h00, sur le terrain annexe de Nieuil-l’Espoir, la finale du Challenge Marcel Renaudie opposera deux équipes qui ont marqué la saison de Départemental 5 : l’AS Aslonnes et Poitiers Baroc. Deux champions, deux projets en pleine ascension et une même ambition : terminer l’exercice 2025-2026 avec un doublé coupe-championnat.

Deux références de la D5 cette saison. Difficile d’imaginer meilleure affiche pour conclure cette édition du Challenge Marcel Renaudie. D’un côté, l’AS Aslonnes a réalisé un parcours parfait en championnat avec 18 victoires en 18 rencontres, validant ainsi l’accession en Départemental 4. De l’autre, Poitiers Baroc a largement dominé sa poule avec 16 victoires en 17 matchs, sa seule défaite étant administrative après l’alignement d’un joueur suspendu. Les chiffres témoignent de la domination des deux formations. Mais au-delà des statistiques, ce sont surtout deux clubs en pleine croissance qui se retrouvent face à face.

Créé en 2019, Aslonnes poursuit une progression constante. Septième, puis cinquième, puis troisième lors des saisons précédentes, le club a franchi un nouveau cap cette année. Une évolution rendue possible par un important travail de structuration et de recrutement. « En début de saison, notre objectif était clairement la montée. Depuis 2019, on voulait passer ce cap et on l’a réussi. Et puis la coupe qui arrive, c’est la cerise sur le gâteau », confie Maxime Boutet, devenu entraîneur-joueur depuis le départ de Mickaël Slimani mais capitaine de l’ASA.

Du côté de Poitiers Baroc, la saison marque le retour des seniors dans un projet de reconstruction ambitieux. Sous la houlette de David Ruis et Gaëtan Sedek, le club a rapidement retrouvé de la compétitivité. « Nous étions quand même au-dessus en championnat, mais ce qui comptait le plus pour nous, c’était le comportement et l’état d’esprit. Là-dessus, la saison a été parfaite », souligne l’entraîneur David Ruis, aux 18 licences de joueur à Baroc entre 1992 et 2022.

Aslonnes, la récompense d’un travail de fond

L’accession en D4 n’est pas le fruit du hasard pour l’AS Aslonnes. L’été dernier, le club a renforcé son effectif avec une dizaine de recrues, dont plusieurs éléments capables d’apporter une réelle plus-value sportive. Autour de cadres expérimentés comme Maxime Boutet, Ludovic Minot, ancien joueur de Château-Larcher en D1, Allan Jadeau, qui a connu la Régional 3 avec Saint-Benoît ou encore Kévin Rochereau, le groupe a trouvé l’équilibre nécessaire pour franchir un palier.

« On a amené les joueurs qu’il fallait pour réussir l’accession. À Aslonnes, ce n’est pas forcément un club très connu, il a fallu travailler pour se faire connaître et attirer des joueurs ».

En coupe, les Aslonnois ont également démontré leur solidité. Reversés directement en quarts de finale dans le Challenge Marcel Renaudie après leur beau parcours en Coupe Jolliet-Rousseau, ils ont successivement éliminé Jaunay-Marigny puis Dienné, autre champion de D5.

Poitiers Baroc, un projet qui prend forme

À Poitiers Baroc, la réussite dépasse également le cadre purement sportif. Le club souhaite construire sur la durée, avec le développement de son école de football, la création d’une équipe féminine seniors et, dès la saison prochaine, une deuxième équipe masculine. L’objectif est clair : gravir les échelons progressivement.

« On veut s’inspirer d’Ozon, qui est parti de D5 et qui monte petit à petit. On veut construire quelque chose de durable ».

Sur le terrain, les poitevins s’appuie sur plusieurs joueurs ayant évolué plus haut, à l’image du gardien Gaëtan Sédek ou de l’attaquant Kengi Capillon. En demi-finale, les Poitevins ont disposé de Coulombiers (2-1), dans une rencontre que leur entraîneur estime plus maîtrisée que le score ne le laisse penser. « On aurait dû mener largement à la pause. On a raté énormément d’occasions. Le score est resté serré, mais le contenu était très bon. »

Une finale entre amis… sans cadeaux

Cette finale possède également une saveur particulière en raison des liens qui unissent les deux clubs. Plusieurs joueurs ont porté les couleurs des deux équipes au fil des années. Maxime Boutet lui-même est issu de Poitiers Baroc, tandis qu’Allan Jadeau a également évolué dans les deux clubs. Les effectifs se connaissent parfaitement et les échanges entre joueurs sont fréquents depuis plusieurs semaines. « Quand on a vu qu’on n’était pas dans le même tableau, on voulait les retrouver en finale », reconnaît Maxime Boutet. Le match amical disputé en début de saison, conclu sur un spectaculaire score de 3-3, ajoute encore un peu plus d’incertitude à cette confrontation.

Même constat du côté poitevin. « C’est génial de retrouver les potes en finale. On communique souvent entre nous. Je pense que ça va être un très beau match. Mais il n’y aura pas de cadeaux sur le terrain », prévient David Ruis.

Entre l’ASA qui espère conclure une saison historique avant de découvrir la D4 et préparer l’arrivée d’un nouvel entraîneur, et un Poitiers Baroc qui rêve d’inscrire son nom au palmarès dès sa première saison de retour chez les seniors, l’affiche tient toutes les promesses, devant un public attendu nombreux des deux côtés.

Les parcours cette saison

Aslonnes

  • en championnat
  • 1er de la poule H de D5 (18V, +68)
  • en challenge Marcel Renaudie
  • Quart de finale : victoire 3-0 à Jaunay-Marigny (3)
  • Demi-finale : victoire 3-1 contre Dienné

Poitiers Baroc

  • en championnat
  • 1er de la poule E de D5 (16V, 1D +101)
  • en challenge Marcel Renaudie
  • 1/16ème de finale : victoire 4-1 contre Nouaillé (4)
  • 1/8ème de finale : victoire 8-2 à La Chapelle-Viviers (2)
  • Quart de finale : victoire 5-1 contre Lusignan (2)
  • Demi-finale : victoire 2-1 contre Coulombiers
Les arbitres

Maxime BARRE (Neuville Haut-Poitou), Flavien GARDAIS (FC Fleuré), Youssouf BERRAH (Esp. Saint Benoît), Cédric LEMOINE (US Mirebeau)

Par Maxence GUIN

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